Éditorial

Chère lectrice, cher lecteur,

Comment définir la formation? Il y a certes différentes manières de le faire, mais le fond reste le même: la formation vise à façonner les capacités d’un individu et à faire de lui un être humain responsable et capable de penser et d’agir par lui-même au sein de la société. Dans le même temps, la formation – et avec elle les compétences qu’elle permet d’acquérir – est indispensable à l’employabilité.

Dans un monde du travail en pleine évolution, les compétences développées à un moment donné peuvent toutefois, au fil du temps, être frappées d’obsolescence. Si elles datent du début du parcours professionnel et, de surcroît, sont spécifiquement axées sur des activités de moins en moins prisées par les entreprises, il arrive en effet qu’elles finissent par être dépassées. Le phénomène de l’obsolescence peut aussi être lié au rythme des évolutions technologiques, qui font qu’une profession existe encore, mais avec des caractéristiques très différentes.

À l’évolution du monde du travail s’ajoute celle de chacune et de chacun. Nos centres d’intérêt personnels peuvent eux aussi prendre de nouvelles directions! Dans ces conditions, l’apprentissage tout au long de la vie et la formation continue sont d’une importance extrême, car ils s’inscrivent dans le prolongement de la formation formelle et des premiers diplômes obtenus. L’apprentissage tout au long de la vie peut revêtir un caractère informel et prendre par exemple la forme de formations continues organisées par l’entreprise ou pour plusieurs branches.
Il peut s’agir également de formats relevant de la formation formelle dans le cadre du système éducatif suisse, dont nous devons préserver à tout prix la perméabilité, aussi bien horizontale que verticale. «Pas de diplôme sans passerelle vers d’autres formations», c’est effectivement ce principe qui constitue l’un des atouts du système éducatif et de formation continue en Suisse, un système soutenu par les pouvoirs publics, les entreprises, les associations professionnelles et aussi en grande partie par les individus. Dans un marché estimé à 5,3 milliards de francs, les assurances sociales et la Confédération investissent près d’un demi-milliard de francs par an pour la formation continue.

La mission qui incombe au SEFRI en la matière réside dans la mise en œuvre des lois fédérales sur la formation continue et sur la formation professionnelle. Afin de pouvoir répondre de manière plus ciblée aux enjeux liés à la formation continue, nous allons créer le 1er septembre prochain une nouvelle unité Formation continue au sein de la division Formation professionnelle et continue. Nous voulons ainsi accorder une plus grande place au domaine de la formation continue et le préparer encore mieux au marché du travail de demain. Nous nous donnons comme objectif, en nous appuyant sur les deux lois fédérales, de jouer un rôle plus actif dans l’encouragement de la formation continue. Car nous avons à cœur d’œuvrer en faveur des différents groupes d’intérêts et de favoriser l’essor d’un domaine à ce point porteur d’avenir.

Martina Hirayama
Secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation

hir-edito
https://www.sbfi.admin.ch/content/sbfi/fr/home/services/publications/base-de-donnees-des-publications/s-n-2022-2/s-n-2022-2a.html